Pourquoi donner le prix Nobel au journal Metro?

18 Avr

Je me souviens, du temps ou j’usais mes jeans sur les bancs de l’université, que j’avais un professeur (que je ne citerais pas) que j’appréciais beaucoup pour son sens critique.  Un jour pourtant, j’ai été en total désaccord avec lui parce qu’il critiquait le journal Metro.
Il faut savoir que j’étais Binchoise, étudiante en communication à Bruxelles mais que je kotais pas, que tous les jours je prenais le train Binche-Bruxelles. En déduction, j’étais donc une jeune navetteuse fauchée. Et Twitter n’existait pas. A l’époque, le journal était un des meilleurs moyens pour s’informer.
Sauf que le journal, ça coûte la moitié d’un sandwich, et qu’un étudiant, en communication où pas,  préférera toujours le sandwich (Où une bière… ne mentons pas non plus!)
Et là ou je me suis confrontée à ce prof, c’est quand il l’a dénigré parce qu’il est gratuit.

C’est là que le journal Metro a eu toute mon attention. Voyons voir pourquoi :

1/ Son prix

Comme je le disais, le Metro est gratuit. Entièrement gratuit. Même pas une édition limitée payante. Il se trouvait là, à portée de main, avec toute l’info et accessible. Même pas besoin de faire un détour vers une librairie, il y en a partout dans les trains, dans les gares et dans les stations de Metro.

2/ Sa disponibilité

Comme je le disais plus haut, le Metro, on le trouve partout. Sauf dans notre belle gare de Binche. Mais presque partout.
Le super avantage, c’est que tout le monde lit le métro. En pleine après midi, on monte dans un train et il ne faut pas chercher bien longtemps avant de trouver un petit journal sur le coin d’un siège.
Et c’est là le plaisir des navetteurs. On monte dans le train et nous voilà en compagnie d’un concentré d’infos pendant 20minutes.

3/ Metro et ses lecteurs:

Voici l’information que l’on trouve sur le site internet de Metrotime : « Metro atteint quotidiennement 908.400 lecteurs et est le plus grand journal de Bruxelles. 55% des lecteurs de Metro sont des hommes et 45% des femmes, 40% sont néerlandophones et 60% francophones. Le lecteur de Metro a entre 18 et 44 ans, un profil urbain, est actif, mobile et curieux. Ces young urbanites jouissant d’une formation supérieure trouvent toujours un peu de place, dans leur vie chargée professionnellement et socialement, pour leur portion essentielle d’actualité. »
En gros, le métro, c’est moi, vous, nous et eux. Le métro, c’est l’information vite fait bien fait, sans trop de détail et pas trop évasive pour se tenir informé au quotidien.

4/ Son contenu:

Là, je sais que je vais me faire incendier. Mais tant pis.
Le contenu du métro s’adapte à celui qui le lit. Pour monsieur tout le monde, le cours de la bourse, c’est pas une information information importante. Pour l’ado, le « kiss&ride » et l’horoscope, c’est presque suffisant et pour l’étudiant en transition entre son lit et le banc de l’école, faire le tour de l’actu  en 10 minutes, c’est tout ce qu’il lui fallait.
C’est clair que le journal Metro ne peut pas se targuer d’avoir autant d’information que n’importe quel journal du groupe Rossel ou SudPresse ou que Sais-je.
Mais pour le public auquel il s’adresse, c’est juste assez.
Ces personne n’auraient de toute façon pas acheté le journal. Autant quand même leur donner de l’info.

5/ Editions spéciales

Parfois, le Metro prends position. Comme pour des journées de deuil, ou de lutte contre l’homophobie. Je me rappelle qu’un numéro entier avait été coordonné par Lady Gaga, pour la lutte contre l’homophobie justement. (http://www.she.be/fr/people/aid1047574/metro-lady-gaga-le-journal-qu-on-s-arrache.aspx)
Sinon, il se veut parfois féminin, avec une édition « glossy » qui parle de « trucs de filles ».
Ou « high-tech », avec des accessoires pour pc et iPhone et des sites intéressants.

Je pense avoir développé mon point de vue sur le journal, et je tenais à le faire parce qu’il est mon fidèle compagnon depuis des années. En tant qu’accro à l’actualité, c’est une partie de mon forfait 3G qui ne s’épuise pas dans la recherche d’info .
Et si je devais donner des prix Nobels, je le ferai à tout ce qui fait du bien gratuitement. Na!

Metro sur le web:

On le retrouve ici : http://www.facebook.com/MetroBelgium
Où officiellement ici : http://www.metrotime.be

Article rédigé par Laurie Tchewwy Diricq

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5 Réponses to “Pourquoi donner le prix Nobel au journal Metro?”

  1. Vanessa (@VanessaIW) 18/04/2012 à 14:02 #

    Moi j’aimais bien Métro quand je prenais le train étudiante, comme toi. Le trajet paraissait plus court, je savais en un clin d’œil les thèmes d’actualités du jour et il avait toujours une ou deux petites infos culturello-peopelo-mediatesque qui divertissait. Puis le fait de le trouver dans le train puis de l’y laisser faire sa vie, c’était sympa.
    Parfois, même si je m’informe autrement aujourd’hui, je le prends encore quand je vais dans un endroit où il se trouve. Ça me rappelle de bons souvenirs…

  2. qouentine 18/04/2012 à 16:02 #

    Le problème c’est justement que tout le monde le lit et que comme toi, tout le monde est persuadé d’être informés sur l’actualité, or n’avoir qu’un seul point de vue sur un sujet ce n’est pas de l’information c’est de la dictature médiatique. Et comme tout le monde possède la même information, où se trouve le débat pour connaître la vérité?

    • Tchewwy 18/04/2012 à 21:24 #

      Non, je ne dis pas que c’est suffisant pour être au courant de l’actualité ni pour se forger un avis. Moi, je lis énormément d’actualité toute la journée au boulot, sur internet avec différents médias. Ça fait partie de mon boulot.
      Par contre, madame et monsieur toulemonde n’achètent pas le journal. Parce que c’est un trop gros budget.
      Et à défaut de n’être au courant de rien, ils ont au moins une information brute, sans prise de position.

      • lerailetmoi 18/04/2012 à 22:44 #

        C’est clair, ils ont au moins une info brute. Par contre, une info « de qualité » (je vous laisse juge de définir ce qu’est une info de qualité :-)) sera sans doute toujours payante, du moins en partie.

        Et tant qu’à présent, est-ce qu’un média francophone a trouvé un modèle économique performant et adapté qui permet de payer de bons journalistes tout en fournissant la gratuité de l’info? Je ne pense pas.

        Mais si ce défi n’est pas relevé au plus vite, cela risque de vite de niveler (encore plus) par le bas la qualité de l’info!

  3. lerailetmoi 18/04/2012 à 18:41 #

    Je suis d’accord sur certains aspects avec toi. Effectivement, un journal gratuit, condensé de l’information du jour, c’est un plus indéniable.

    Par contre, il faut le prendre comme c’est, de l’info brute, sans analyse ni esprit critique. Lors de mon travail de fin d’études, j’avais comparé (à l’époque) que Metro était le parfait exemple d’une info « web » au format papier.

    C’est encore plus le cas pour moi puisque Metro a beaucoup développé ses pages « magazines » avec des rubriques hi-tech, girly, mode, culture, beaucoup plus qu’à ses débuts.

    L’idéal étant de compléter son info par de l’actu + commentée, ce que fait très bien http://www.slate.fr! 😉

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